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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /Sep /2007 22:37
De nombreuses personnes me demandent actuellement  d'autres photos de Guédelon afin de se faire une idée de l'avancée des travaux et de nous voir, Goscelin et moi, dans le feu de l'action. J'ai donc créé un album en parallèle de celui situé sur ce blog, avec d'avantage de stockage. Il se trouve ici:


Bonne visite à tous!

Global-01.jpg
Image de synthèse: Goscelin

Par Mathilde - Publié dans : Séjours à Guédelon
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 22:40

Quoi de mieux pendant les congés d’été que de faire une coupure nette et brutale dans notre train-train quotidien en se mettant au vert ?  C’est en partant de cette considération que j’ai décidé, en compagnie de mon cher et tendre, de passer une semaine en tant que bénévole sur le chantier médiéval de Guédelon pour moi aussi faire partie de l’aventure.

P1010093.JPG


A
ussi dit, aussi tôt fait et me voici à peine 8 jours plus tard à arpenter le chantier en me proposant comme manœuvre. Dans l’intervalle, j’ai réussi à coudre une solide robe de travailleuse, sans manches ainsi qu’une coiffe d’après quelques enluminures. Le plus dur reste cependant à faire : me trouver une activité en adéquation avec mon gabarit (proche de la crevette…). Nul doute que la maçonnerie ou la taille de pierre m’aurait tenté mais finalement j’opte, dans un premier pour une activité bien moins physique : le travail de la laine dans l’atelier du Petit Teint, dans le village des essarteurs.

Et si on disait que j’étais  « fileuse, teinturière et tisserande » ?

P1010087.JPG P1010029.JPG

L
es premiers jours j’ai installé mes pénates dans une charmante maison de torchis et de bardeaux au cœur de la forêt, environnée du troupeau de mouton et du jardin à plantes tinctoriales. Il s’agit de la seule maison du village à laisser entrapercevoir une pièce d’habitation plutôt rustique au premier abord. Un véritable petit paradis terrestre sur lequel veille Chantal en y apportant sa bonne humeur.

P1010058.JPG

Elle m’apprend en une après midi à filer la laine de son bruyant troupeau et le lendemain, je retourne chez elle pour teinter et encore filer au fuseau, en expliquant la démarche du chantier et la vie quotidienne aux visiteurs.
Puis s’en viennent quelques échanges d’informations entre « habitants » du village : plusieurs villageoises ont besoin de renseignements sur les costumes du XIIIe siècle et les textiles (cette année est l’an 1238 à Guédelon) et j’ai justement emmené avec moi mes robes.
Le lendemain, Chantal m’initie à la teinture et au tissage. D’ailleurs son métier à tisser, qui trône fièrement dans la partie atelier de la maison à une superbe vue sur le château en construction, le prés des chevaux de trait et accessoirement sur la zone du chantier où Goscelin s’évertue à poser des coussièges en compagnie des maçons.



Et si on disait que j’était « bûcheronne » ?

 

P1010073.JPG Alors là, je sais, ça ne fait pas très crédible vu ma carrure mais j’ai voulu être plus en contact avec la construction. Jean-Michel, le chef des bûcherons m’a proposé, ainsi qu’à Goscelin, de travailler sur la nouvelle maison à pans de bois qu’il se construit au fond du bois. J’avoue que la proposition était assez tentante car j’ai toujours admiré l’ingénieux système de montage de ces bâtiments et l’opportunité d’y prendre part est plutôt rare. Me voici donc dans la forêt, armée d’un marteau  et d’un débauchoir pour tailler tenons et mortaises dans des poutres âgées de deux ans.

Les débuts sont plutôt difficiles mais peu à peu je me laisse entraîner par l’atmosphère, l’odeur du chêne vert, le bruissement du feuillage et le rythme des instruments de travail de mes comparses. Je n’hésite pas à grimper sur les poutres en robe et termine la journée en taillant une mortaise. Bref une excellente journée où je me suis bien dépensé et ai lié d’amitié avec des bûcherons. Goscelin, totalement subjugué par ce travail du bois restera à ce poste quelques jours encore, tandis que je retourne à mes moutons…

 


Et si on disait que j’étais « fèvresse » ?

Paris--Bibl.-Sainte-Genevi--ve--ms.-1126--f.-115.jpg De plus en plus improbable et pourtant représenté par des enluminures et la pensée médiévale (comme la légende de Hédroit la fébvresse  qui aurait forgé les clous destinés à la crucifixion du Christ, qu'aucun homme ne voulait forger)  : une femme peut être à la forge et j’ai testé cela, pour me faire plaisir. Depuis de longues années je suis fascinée par la forge, les couleurs du métal chauffé et la possibilité de réaliser de superbes objets.  J’ai donc demandé au forgeron de rejoindre son atelier, et Goscelin m’a suivi dans l’aventure.



P1010180.JPG Le fèvre a commencé par me trouver une masse adaptée à ma force (la plus petite de la forge…) et à m’expliquer les couleurs, les revenus et la précision des gestes à avoir. J’ai également appris à manier le soufflet de forge, vieux de 250 ans et l’enclume qui m’a était dévolue datait du XVe siècle, c’était impressionnant ! S’en est suivi une longue série de pointes pour fixer les bardeaux et des clous (qui ont, eux, contrairement aux pointes une tête) pour fournir le chantier. Puis j’ai assisté à la réparation des outils des tailleurs de pierre. Le lendemain, j’ai réalisé un traçoir utilisable sur la
pierre et Goscelin a réalisé un « fusil », c’est-à-dire un briquet pour allumer le feu.

 


Mais au bout d’une semaine, il a fallu revenir à la dure réalité : non nous n’étions pas en 1238, je ne suis pas oeuvrière et j’ai une vie trépidante et moderne à continuer. C’est donc avec le cœur lourd que j’ai quitté le chantier, me promettant d’y revenir l’an prochain, et peut être celle d'après et ainsi de suite, pendant de longues années, jusqu'à arriver à ce résultat:

Guedelon02.JPG
  Image publiée avec l'aimable autorisation de mon cher et tendre...merci!!

 
Vous trouverez d'avantages de photos de ce séjour hors du temps dans mon album photos, rubrique "Enènements": Ici.

Par Mathilde - Publié dans : Séjours à Guédelon
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 19:44
Début août, j’ai passé une partie de mes vacances en tant que bénévole sur le chantier médiéval de Guédelon. J’ai pousser un peu plus l’aspect visuel du costume fournit sur place (à savoir un simple bliaud), j’ai décidé de me confectionner dans le peu de temps qu’il me restait une robe et une coiffe pour tenir mes cheveux. L’an 2007 correspond à l’année 1238 pour Guédelon et c’est pourquoi j’ai recherché une « coiffe de travail » dans la bible de Maciejowski (ou Bible de Morgan), commandée en 1240 par Louis IX. Après feuilletage virtuel du codex, je me suis décidé pour ce type de coiffe de travail :


coiffe2.jpg coiffe1.jpg


















Dans le manuscrit, toutes les femmes qui la portent ont une bonne raison de tenir leurs cheveux, que ce soit pour ne pas les entraver dans leur travail, pour les maintenir lors du marche (voir l’image des pèlerins) ou pour les relever le temps de prendre un bain. Bref la coiffe idéale pour ne pas avoir les cheveux dans le visage.

Elle se porte le plus souvent sur l’arrière de la tête, de manière à laisser apparaître sur le devant quelques mèches de cheveux. De plus les personnages la portant au quotidien semblent être des servantes, nourrices ou des femmes de modeste condition, ce qui convenait tout à fait pour mon personnage d’oeuvrière.. Après ce choix crucial, je me suis lancé dans la coupe et la couture (1h au grand maximum, le temps de faire l’ourlet), dans une toile de lin et avec des brins de laine blanche tressés. Voici le résultat « in situ », après une bonne journée de travail:


coiffeguedelon.JPG

 
Et voici un petit croquis pour voir le montage:

Coiffe-copie.jpg Il s’agit d’un demi-cercle légèrement modifié en lin, auquel est adjoint un long cordon (2m50) de laine. En suite il suffit de mettre ses cheveux en un chignon très lâche, de serrer le cordon autour de la tête, de « trousser » la circonférence du cercle autour du chignon, de cercler plusieurs fois la tête et le chignon avec le cordon et de finir par un noeud. Cela donne une coiffure qui tient très bien et confortable !
 
 

Par Mathilde - Publié dans : Costumes
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